Une juive allemande raconte ses expériences dans le bastion de l'AfD - interview

Jerusalem Post - 07/09
Affaires européennes - Dans un paysage politique en proie à de nombreuses controverses, Mirjam Lübke se démarque en tant que femme juive travaillant pour le parti de droite Alternative pour l'Allemagne (AfD).

Une juive allemande raconte au Post son expérience dans le bastion de l’AfD.

La victoire historique du parti de droite Alternative pour l’Allemagne (AfD) aux élections régionales de Thuringe dimanche dernier a fait la une des journaux du monde entier. Les commentateurs ont fait des comparaisons avec l’Allemagne des années 30 et ont même qualifié le leader régional de l’AfD, Björn Höcke, de « nazi » et de « fasciste ».

La date des élections, le 1er septembre – 85 ans après le début de la Seconde Guerre mondiale – a été choisie pour relier le passé au présent.

Tandis que les grands médias allemands rivalisaient pour dramatiser les gains électoraux de l’AfD en Thuringe mais aussi dans la Saxe voisine, Mirjam Lübke, une juive allemande travaillant pour le groupe parlementaire de l’AfD en Thuringe, se réjouissait.

Mirjam, 55 ans, née en Rhénanie et ayant grandi dans la région industrielle de la Ruhr, vit toujours en Allemagne de l'Ouest. Mais son travail pour l’AfD en Thuringe a presque fait d’elle une Ossi, une Allemande de l’Est. Elle pouvait ressentir les vibrations de la « Révolution bleue » à Erfurt, la capitale de la Thuringe, le bleu étant la couleur de l’AfD et d’autres partis européens de « liberté ».

MIRJAM LÜBKE (à droite), aux côtés du leader régional de l'AfD, Björn Höcke. (crédit : avec l'aimable autorisation de Mirjam Lübke)

Mirjam s'intéressait à la politique depuis sa plus tendre jeunesse, mais elle était orientée vers la gauche. La politique était souvent discutée à la maison. Sa mère est juive et son père est évangélique. Sa famille maternelle a vécu pendant des générations en Allemagne, originaire de la région frontalière française de l'Alsace.

Mirjam est membre de la communauté juive de Mönchengladbach, même si elle y visite rarement la synagogue. Elle se considère comme une juive libérale. Le fait qu’elle évite la ...
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