HISTOIRE - “J’ai toujours cherché, sur les photos du 17 octobre 1961, le visage de mon père”, raconte Nadia Henni-Moulaï. La journaliste et autrice, vient de publier Un rêve, deux rives (éditions Slatkine et Cie), un récit autobiographique bâti autour de la figure de son père, ouvrier algérien immigré en France en 1948.
Les mots d’Emmanuel Macron, elle les attendait avec attention. À l’issue d’une cérémonie officielle pour les 60 ans du massacre des Algériens commis lors du 17 octobre 1961, le chef de l’État a reconnu des “crimes inexcusables pour la République”.
Pour Nadia Henni-Moulaï, cette date a une résonance particulière. Son père Ahmed, né ...
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