Dans cette interview, l'ancienne députée et ancienne ministre Mirtha Vásquez regrette le silence du Congrès face aux graves allégations de corruption contre le régime de Dina Boluarte et aux manœuvres promues par les parlementaires pour la détérioration de notre démocratie. Pour Vásquez, nous sommes en passe de ressembler au Venezuela, au Nicaragua ou au Guatemala et les prochaines élections générales, a-t-il assuré, ne seront pas la solution à cette crise, mais plutôt le point de rupture qui nous mènera au gouffre.
- Le président du Congrès, Eduardo Salhuana, a indiqué que la responsabilité de l'enquête sur les enregistrements audio impliquant la présidente Dina Boluarte et le ministre de l'Intérieur, Juan Santiváñez, incombe principalement au ministère public. Où est alors le contrôle politique du Congrès ?
- Cette question qui concerne à la fois le ministre de l'Intérieur et le président est un fait extrêmement grave car, au fond, elle montre une situation dans laquelle, d'abord, une position dans l'État a été négociée, disons, en tant que ministre, en échange pour rien de moins que la disparition d’une institution étatique (telle que la Division des enquêtes criminelles de haute complexité). Et je crois que c'est un fait grave qui mériterait non seulement une procédure de censure, mais aussi une plainte contre le Président de la République, car le Congrès est le pouvoir qui doit contrebalancer et contrôler l'Exécutif. Si nous avions un Congrès véritablement responsable et indépendant, il devrait faire ce travail.
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- Pensez-vous que dans ces circonstances, il serait responsable pour n'importe quel parlementaire ou groupe de promouvoir une motion pour une vacance présidentielle en raison de l'affaire audio ?
- Selon les critères utilisés par ce Congrès, je pense qu'il serait parfaitement possible, disons, qu'un processus de vacance de poste soit lancé pour quelque chose de cette nature. Je pense que cela mériterait une cause très sérieuse dans laquelle on pourrait vraiment discuter de l'incapacité morale du président qui, disons, fait face à l'État, mais qui agit de telle manière qu'il détruit même les institutions démocratiques, n'est-ce pas ?
-Et comment prenez-vous cette image de l'accolade entre Dina Boluarte et son ministre de l'Intérieur...
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