Sa gueule, rougie par l'effort et ses cris répétés contre lui-même, raconte toute la souffrance qui anime chaque match d'Andrey Rublev. La moindre minute passée sur le court, ici ou là, semble être une douleur. Sa haine, presque une phobie, de la défaite et de l'échec empêche sans doute, pour l'instant, le Russe de 26 ans de respirer à plus haute altitude, lui qui n'a jamais atteint le dernier carré d'un Grand Chelem.
Elle lui a encore joué des tours, ce dimanche à New York. Malgré toute sa volonté, qui lui a permis de remonter un handicap de deux sets, le 6e mondial a fini par céder face à Grigor Dimitrov (6-3, 7-6 [3], 1-6, 3-6, 6-3) en huitièmes de finale de l'US Open.
Comme trop souvent depuis le début de sa carrière, Rublev a activé le mode autodestruction et s'est saboté. Cet ...
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