Pourquoi la Grande-Bretagne ne devrait pas trop mépriser les idées des autres pays sur la démocratie

Paul Baldwin in Azerbaijan - Express - 01/09
Paul Baldwin est à Lechin pour rendre compte des élections qui se déroulent actuellement en Azerbaïdjan.

Ayez une pensée pour votre humble scribe ce matin – dans la chaleur étouffante du centre-ville de Lachin, couvrant les élections en Azerbaïdjan. Il se trouve à une proximité alarmante de la frontière iranienne et dans une région appelée Haut-Karabakh, qui est âprement disputée avec l'Arménie voisine depuis plus de trois décennies. Pour être clair, le ministère des Affaires étrangères ne conseille pas de réserver un week-end ici.

Deux conflits majeurs dans cette région (1990 et 2020) ont coûté la vie à environ 30 000 personnes et d’innombrables autres blessés et disparus.

En termes de nombre de morts, c’est comparable à celui du dernier conflit israélo-palestinien, et pourtant vous en avez à peine entendu parler, n’est-ce pas ? Ceci, à tout le moins, sert à souligner le caractère aléatoire de la manière dont nous, en Occident, sélectionnons les guerres auxquelles nous choisissons de nous intéresser.

Mais revenons aux élections.

Et quel ennui ! Personne ne sait vraiment si le parti du Nouvel Azerbaïdjan du président sortant Ilham Aliyev obtiendra 85 ou 86 % des suffrages exprimés.

Oui, c’est une de ces élections.

Aliyev est au pouvoir depuis 2003 et il n’ira nulle part de sitôt. Son père Heydar, d'ailleurs, a été président de 1993 à 2003 et est ici presque universellement vénéré comme le père du nouvel Azerbaïdjan.

Cela incite instinctivement l’Occidental à renifler nos chères notions de démocratie – et il ne fait aucun doute que depuis que l’Azerbaïdjan a fait sécession de l’Union soviétique en 1990 et qu’il a embrassé sauvagement (et avec...
[Courte citation de 8% de l'article original]

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