Rendez-vous avec Stéphane Guillon : « Je regrette quelques chroniques, mais surtout une forme d’arrogance »

Émilie Trevert - LePoint - 01/09
Le comédien, qui publie un livre en cette rentrée, retourne à ses premières amours, le théâtre. L’humour grinçant, c’est terminé. Confidences.

Il est arrivé en avance. En terrasse du café Le Vavin (Paris 6e), il patiente en lisant le magazine que son éditeur consacre à ses auteurs en cette rentrée littéraire. En une, la serial autrice Amélie Nothomb, en der, lui. « Tous les autres, à l'intérieur, doivent faire la gueule ! » s'amuse-t-il. On reconnaît là celui que l'on avait laissé seul sur scène ou dans ses chroniques matinales de France Inter. Un ton incisif, un brin moqueur.

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Et pourtant Stéphane Guillon a choisi d'intituler son récit autobiographique Fini de rire (Albin Michel). Sur la couverture, de profil, l'air mélancolique, le cheveu court et gris, on le reconnaît à peine. Le petit sourire en coin a disparu, le sourcil en virgule aussi. L'homme en face de nous, qui sirote son Tonic-tranche – faute de Perrier –, a la coiffe plus hirsute, le teint hâlé, des yeux de cocker bleus et le sourire franc. De retour de ses vacances en Corse, où il a une maison depuis une dizaine d'années, Guillon semble calme, apaisé, presque inoffensif. Un autre homme ?

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