NEW DELHI, 30 août (Reuters) - Après des revers lors des élections générales et face à d'éventuelles pertes dans les sondages d'État cette année, la coalition du Premier ministre indien Narendra Modi a intensifié les distributions d'argent, les abandons de dette et autres cadeaux, bien qu'il ait déjà critiqué cette politique. .
Les dons des gouvernements des États et les promesses des partis d'opposition qui tentent d'égaler les largesses menacent de bouleverser l'équilibre budgétaire du pays le plus peuplé du monde et de perturber les dépenses consacrées aux infrastructures urbaines et à d'autres projets de développement, estiment les analystes.
Le parti Bharatiya Janata (BJP) de Modi a perdu sa majorité parlementaire lors des élections nationales d'avril-juin et est resté au pouvoir avec l'aide d'alliés inconstants. Les sondages d'opinion prédisent que Modi pourrait perdre les élections provinciales prévues dans le Maharashtra, l'Haryana et le Jammu-et-Cachemire plus tard cette année, tout en gagnant dans l'État du Jharkhand, ce qui pourrait encore entamer la popularité de Modi.
Le Maharashtra, l'État le plus riche de l'Inde et dirigé par une coalition du BJP, a relevé son objectif de déficit budgétaire à 2,6 % du PIB de l'État pour l'exercice en cours, contre 2,3 % dans un budget intérimaire de février. Le dernier budget prévoit des allocations en espèces pour les femmes et de l'électricité gratuite pour certains agriculteurs, ce qui pourrait lui coûter environ 960 milliards de roupies (11,45 milliards de dollars) au total pour cet exercice, soit 2,2 % du PIB de l'État, selon la société de recherche et d'investissement Emkay Global.
L'Haryana, dirigé par le BJP, a supprimé les taxes sur l'eau pour des milliers d'agriculteurs, réduit les prix du gaz de cuisine pour des millions de familles pauvres et annoncé des allocations pour les jeunes au chômage.
L'inflation, le chômage et la détresse rurale sont apparus comme des problèmes clés lors des élections générales et les enquêtes montrent qu'ils restent au premier plan à l'approche des élections nationales.
"Bien que les allocations ne soient pas un phénomène nouveau, c'est la prévalence des promesses populistes...
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