La guerre juridique autour des élections de 2024 est bien engagée. Les manigances MAGA du conseil électoral de Géorgie ont éclipsé des développements inquiétants en Arizona. La semaine dernière, la Cour suprême a annoncé qu'elle réexaminerait une question qu'elle avait réglée il y a plus de dix ans, en autorisant l'entrée en vigueur d'une nouvelle loi de l'Arizona exigeant une preuve de citoyenneté pour s'inscrire sur les listes électorales. En rouvrant le dossier à la dernière minute et après le début des enregistrements, les juges fomentent un faux discours public selon lequel les non-citoyens constituent une menace pour les élections américaines. C’est le dernier signal indiquant que les juges sont de mèche avec l’ancien président Donald Trump et pourraient être prêts à s’immiscer dans les élections – à moins que les décisions ne soient prises avec des marges trop larges pour être manipulées.
Il s’agit de l’affaire Comité national républicain contre Mi Familia Vota, dans laquelle le Comité national républicain a demandé des modifications « d’urgence » à la dernière minute des lois sur l’inscription des électeurs de l’Arizona, même si la fenêtre d’inscription par vote par correspondance de l’État a déjà commencé. Le procès frappe au cœur du droit de vote et des élections équitables : non seulement le RNC cherche à empêcher des dizaines de milliers d’Arizonans éligibles de voter légalement, mais il avance également le canard selon lequel les non-citoyens votent aux élections américaines. Comme l’a noté l’Institut libertaire Cato : « il n’existe aucune preuve solide que les non-citoyens aient voté illégalement en nombre suffisant pour modifier réellement le résultat des élections ». Cette intervention de la Haute Cour est erronée, et les enjeux ne pourraient pas être plus élevés : Joe Biden a remporté l’Arizona en 2020 par seulement 10 457 voix, et on ne sait pas quel impact pourrait avoir la nouvelle décision de la Cour en novemb...
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