Leni Riefenstahl revient au Festival du film de Venise, d'une manière ou d'une autre, en tant que star de l'extraordinaire documentaire en profondeur d'Andres Veiel sur l'artiste original annulé. C’est ici, à Venise, à l’époque de Mussolini, en 1938, que Riefenstahl remporta le premier prix de l’Olympia, son hymne sublime et suspect aux Jeux olympiques de Munich. Sa carrière atteint des sommets au Lido, puis elle plonge directement en enfer. Le film de Veiel montre comment cela s’est produit et comment elle a essayé, sans succès, de sauver sa réputation.
Riefenstahl ne vient pas faire l’éloge ou revaloriser la défunte réalisatrice, mais cela ne veut pas non plus dire l’enterrer. Il la reconnaît comme une pionnière : une artiste féminine motivée dans une industrie dominée par les hommes dont l'œil poétique et le sens technique ont bouleversé le médium (littéra...
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