La prochaine élection présidentielle américaine pourrait sans doute être l’une des plus importantes de l’histoire du pays. La victoire de Donald Trump serait une source d’inquiétude, et sa défaite un foyer de peur et d’incertitude. Quoi qu’il en soit, l’avenir de la démocratie américaine, voire celui du pays lui-même, est en jeu.
Pourquoi une telle inquiétude quant à l’avenir de l’Amérique ? Est-ce en déclin ? Non, pas si l’on considère son économie dynamique et résiliente, sa supériorité militaire écrasante, ses réalisations historiques en science et technologie, son esprit d’innovation sans limite, ses grands progrès dans les sciences médicales et son système d’enseignement supérieur dynamique qui fait l’envie du monde.
Pourtant, quelque chose ne va pas. La qualité de vie aux États-Unis s’est dégradée.
Lorsqu’on examine ses libertés traditionnelles, ses relations raciales, son maintien de l’ordre, son système judiciaire, sa cohésion sociale, sa sécurité humaine, son attachement aux valeurs démocratiques ainsi que la force et la stabilité de ses institutions, l’Amérique est clairement en déclin. Et c’est un conflit interne. La télévision par câble commerciale 24h/24 et 7j/7, les émissions-débats à la radio, Internet et les médias sociaux ont tous favorisé ou exacerbé des controverses identitaires, des tensions idéologiques, des conflits sociétaux et des guerres culturelles qui menacent les institutions démocratiques et le tissu social du pays.
Ces problèmes existaient avant Trump. Il ne les a pas créés. Mais sans eux, il ne serait pas parvenu au pouvoir. Une fois au pouvoir, il les a exacerbés car il y voyait un environnement propice à la refonte des institutions pour les rendre subordonnées à ses ambitions. Le personnage qui l'avait longtemps aidé à réussir dans le dur métier de l'immobilier allait l'aider dans cette tâche : un transactionniste sans principes, un vendeur sans scrupules et un narcissique sans cœur. Et autoritaire jusqu’à la moelle.
Ayant vécu une grande partie de sa vie, d'abord sous la tutelle de son père, puis seul dans le monde voyou de l'immobilier new-yorkais, ayant connu des ennuis juridiques et sous le feu constant des médias en raison de ses divorces qui ont fait la une des journaux. et sa campagne visant à promouvoir la marque Trump, il a appris des leçons utiles sur les médias, le système judiciaire et les institutions de gouvernance. Il a estimé que toutes ces institutions présentaient des failles et étaient vulnérables à la manipulation. Il a observé que les êtres humains ont un grand faible pour la flatterie et une peur du chantage, qui peuvent être des outils utiles pour les plier à votre volonté.
En raison de son narcissisme et de son vif intérêt pour la promotion de la marque Trump, il a appris ce qui motive les médias et a développé une expertise particulière pour attirer leur intérêt sur lui. Il a découvert que les médias peuvent être exploités à votre avantage et a appris à les utiliser lorsqu’ils servent son objectif et à les discréditer lorsqu’ils ne le font pas. Une autre leçon qu’il a apprise est que s’il voulait danser avec la loi ou prendre des risques avec elle, il devait brouiller les pistes et, plus important encore, obtenir un soutien institutionnel. Il savait qu’il ne pouvait pas affronte...
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