Les athlètes paralympiques peinent à obtenir des financements, car leur soutien dépend souvent de la perception extérieure de leur handicap plutôt que de leurs performances sportives. Deux biais dominent : le misérabilisme, qui les associe à une histoire tragique, et le populisme, qui les transforme en superhéros. Bien que critiqués, ces biais sont parfois exploités par les athlètes pour attirer des sponsors. Ils souhaitent que le handisport soit reconnu à égalité avec les autres disciplines, sans distinction liée au handicap, pour ne plus avoir à utiliser ces biais.
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Alors que les Jeux paralympiques de Paris 2024 débutent, tous les athlètes participants n'ont pas bénéficié de sponsors, malgré l'importance cruciale de ce soutien pour s'engager pleinement et sereinement dans leur carrière sportive.
Chez les athlètes paralympiques, l'accès aux sponsors ne dépend pas uniquement de la performance sportive... loin de là. Le handicap et son récit prennent souvent le pas sur la performance sportive en elle-même. Le problème ? Tous les handicaps et toutes les disciplines paralympiques ne seraient pas considérés comme inspirants par les personnes non handicapées ; de ce fait, certains parasportifs se retrouvent délaissés par les sponsors.
C'est ce qui ressort d'une enquête menée auprès de 15 sportifs paralympiques, présélectionnés pour les derniers Jeux de Tokyo, et de 42 membres de leurs staffs (directeurs sportifs, entraîneurs, kinésithérapeuteskinésithérapeutes, préparateurs physiquespréparateurs physiques et mentaux, médecins, assistants sportifs, guides, membres de la famille).
Une vision du parasportif déformée par les biais
Les entretiens menés pour l'enquête mettent en évidence que l'accès aux sponsors n'est pas uniqu...
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