«Septembre sans attendre», «La Prisonnière de Bordeaux», couples à (ré)inventer

Jean-Michel Frodon - Slate FR - 27/08
Une séparation en forme de jeu chez Jonás Trueba, une rencontre chez Patricia Mazuy. Les deux films dessinent une aventure singulière qui dépasse le cas des personnages.

Deux comédies sont les plus belles propositions de cinéma arrivant sur les écrans le mercredi 28 août. Au-delà de leurs multiples différences, elles ont en commun de se développer l'une et l'autre autour de cette notion devenue absurdement méprisée et pourtant toujours cruciale: le «vivre-ensemble».

Un homme et une femme à l'heure de la rupture de leur couple ou deux femmes appartenant à des milieux très éloignés incarnent de manière vive beaucoup de ce qui rapproche et de ce qui sépare, de ce qui pousse à suivre l'un ou l'autre mouvement, voire à tenter de concilier les deux.

Dans ces deux contextes très différents, mais très contemporains l'un et l'autre, ce qu'apportent les interprètes est essentiel pour donner chair et nuances à des situations ici apparemment convenue, là possiblement artificielle. Les voix, les rythmes des gestes, la façon dont les corps habitent l'espace insufflent beaucoup de l'humour qui court au long de Septembre sans attendre comme dans La Prisonnière de Bordeaux. Et, dans les deux cas, il est riche de sens.

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