Une crise humanitaire sans précédent

France Guyane - 19/08
Après le dramatique incendie du Mont Baduel, qui a laissé sans toit un millier de sinistrés, la catastrophe se poursuit. Les forces de l'ordre ont commencé à déloger les sinistrés, dont certains restent à la rue. Pour éviter qu'une crise sanitaire ne s'ajoute à la situation, les acteurs de la santé sont mobilisés.

Être à la rue ou rentrer en Haïti. C'est peu ou prou le choix qui a été imposé aux sinistrés du Mont Baduel qui étaient réfugiés dans le gymnase du collège Paul-Kapel, à Cayenne. Ce lundi 12 août, les forces de l'ordre les ont priés de quitter les lieux, préparation de la rentrée scolaire oblige. Sur les 298 individus - tous des hommes seuls - trente-cinq ont été accueillis en urgence, à Stoupan, grâce à la mobilisation de l'association RAHG (Réseau des Acteurs Haïtiens Guyane). « Nous avons recueilli ceux qui s'apprêtaient à passer la nuit sur le parking. Pour les autres, nous n'avons aucune idée où ils sont allés », rapporte Rosita Pierre-Louis, présidente du RAHG. 

1 042 sinistrés d'après la CTG

Une partie non négligeable des 1 042 sinistrés recensés par la Collectivité territoriale de Guyane seraient aujourd'hui en situation irrégulière. L'Office français de l'immigration et de l'intégration a proposé « environ 1 500 euros » à certains afin qu'ils retournent vo...
[Courte citation de 8% de l'article original]

Loading...