Des « gagnants » qui jubilent, un grand perdant qui désespère et un double message clair du peuple à ses élites. Avec un taux de participation limité à 41%, les Irakiens ont clairement signifié leur désintérêt pour le scrutin législatif qui s’est tenu le 10 octobre. Une apathie traduisant une désillusion certaine face aux promesses vides des différentes formations politiques traditionnelles se partageant le pouvoir depuis l’invasion américaine de l’Irak en 2003 et la chute de l'Ancien régime. Les résultats préliminaires confirment également le ras-le-bol généralisé de la population face à la toute-puissance des milices chiites pro-Téhéran, l’alliance du Fateh - bras politique de la coalition paramilitaire d’el-Hachd ach-Chaabi (PMF) - subissant un sérieux revers, les chiffres suggérant une trentaine de sièges perdus au parlement. L’Orient-Le Jour décrypte les victoires et les défaites majeures qui marquent cette dernière échéance électorale.
1- Dans l’arène chiite, Moqtada el-Sadr fanfaronne, Nouri el-Maliki revient en force
Les analystes l’avaient prédit des semaines avant le scrutin et l’imprévisible clerc chiite n’aura, cette fois-ci, surpris personne. Moqtada el-Sadr est arrivé en pole position et d’après les premiers résultats, remporterait jusqu’à 20 sièges supplémentaires - passant de 54 à 73 - co...
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