Plus d’une semaine après les deux assassinats très médiatisés de Beyrouth et de Téhéran qui ont mis la région et le pays en haleine, Israël s’est installé dans ce qu’on pourrait mieux décrire comme un état de vigilance de routine – un état de vigilance habituel.
En d’autres termes, la préparation fait partie intégrante de la vie quotidienne.
Mais il ne faut pas confondre préparation et panique. Malgré l’impression que l’on peut tirer de certains reportages et des spéculations incessantes sur le moment, le lieu et la manière dont l’Iran et le Hezbollah, séparément ou ensemble, pourraient attaquer, il serait faux de dire que le pays panique.
Ce n’est pas la panique. Les ventes soutenues de chargeurs de téléphones solaires, de générateurs domestiques, d’eau en bouteille, de thon en conserve et de beurre de cacahuète sont des signes de préparation et non de panique.
La panique, c'est que les gens se précipitent pour quitter le pays, refusent de quitter leur domicile, restent à l'écart des routes, ne vont pas à la plage, aux cafés ou aux centres commerciaux. Ce n’est pas ce que vit Israël.
Un panneau d’affichage dans une rue de Téhéran affiche une photo du chef du Hamas assassiné Ismail Haniyeh et du président iranien Massoud Pezeshkian. Israël a-t-il obtenu le résultat escompté en tuant Haniyeh ? (crédit : Agence de presse d’Asie occidentale/Reuters)Le pays n’est pas dans une situation de panique, malgré ce que le chef du Hezbollah, Hassan Nasrallah, pourrait faire croire à ses auditeurs. « L’anticipation des Israéliens au cours de la semaine dernière fait partie de la punition, de notre réponse et de la bataille », a-t-il déclaré dans un discours mardi soir.
Ses paroles ont suscité une réaction typiquement israélienne : il pense qu’il va perturber notre vie quotidienne ; nous lui montrerons en faisant la fête plus fort.
« Quelle est la réponse sioniste appropriée à l’heure actuelle, face à la vengea...
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