Carles Puigdemont est rentré en Espagne jeudi après avoir fui la justice pendant près de sept ans, bien qu'il fasse l'objet d'un mandat d'arrêt actif.
Le leader sécessionniste en fuite est accusé de détournement de fonds publics pour avoir financé illégalement le référendum illégal du 1er octobre 2017. Les crimes de rébellion et de sédition ont toutefois été amnistiés en application de la loi controversée promue par le gouvernement de Pedro Sánchez après avoir passé un accord avec les groupes indépendantistes.
La police aurait donc dû arrêter le leader de Junts per Catalunya pour le mettre à la disposition de la justice, ce qui n'a pas été fait.** Alors que le débat d'investiture du socialiste Salvador Illa se déroulait au Parlement, Carles Puigdemont a esquivé les agents après avoir pris un bain de foule et prononcé un discours à l'arc de triomphe dans la capitale catalane.
Son apparition publique, qui a mêmeété retransmise sur plusieurs chaînes de télévision, conduit les sources policières, consultées par Euronews, à soupçonner qu'il n'y avait pas d'intention d'arrêter l'homme politique indépendantiste.
Cependant, une arrestation à ce moment-là aurait été irréalisable au niveau de la police en raison du grand nombre de personnes entourant le leader indépendantiste - c'est ce qu'explique Inma Viudes, porte-parole du syndicat majoritaire des Mossos d'Esquadra (SAP-FEPOL).
"Avec plus de 2 000 personnes autour, entrer et arrêter Puigdemont aurait causé un problème d'ordre public et nous devions éviter cela ...
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