La santé mentale n’est plus dans l’ombre des performances des athlètes des JO

Chloé Kichenane - Huffpost FR - 07/08
Léon Marchand, Simone Biles et Noah Lyles ont un point commun, et ce n’est pas leur médaille d’or… Mais leur discours sur la santé mentale.
Steve Christo - Corbis / Corbis via Getty Images La gymnaste américaine Simone Biles avait soudainement abandonné les Jeux de Tokyo avant de revenir en force à Paris.
Steve Christo - Corbis / Corbis via Getty Images
La gymnaste américaine Simone Biles avait soudainement abandonné les Jeux de Tokyo avant de revenir en force à Paris.

JO PARIS 2024 - Chutes, pleurs et cris… Les téléspectateurs des JO ont assisté cette année à de nombreuses scènes d’effondrement des athlètes. Des moments de déchirement qui questionnent la santé mentale des olympiens, sujet longtemps resté dans l’ombre de leurs performances sportives. Mais entre les prises de parole de Léon Marchand, Simone Biles ou Noah Lyles, les athlètes sont de plus en plus nombreux à montrer qu’eux aussi ont le droit d’être vulnérables.

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Pour beaucoup de sportifs, les Jeux sont le rêve d’une vie, et la médaille l’accomplissement d’années, voire d’une vie entière, de travail acharné. Mais les défaites arrivent, et les mots « déception » et « amertume » ne sont pas assez forts pour décrire l’état de certains athlètes après une contre-performance.

Après la défaite, la détresse

Ce fut notamment le cas de la judokate japonaise Uta Abe le 28 juillet dernier, qui a ému beaucoup de téléspectateurs en s’effondrant en larmes dans les bras de son coach après son élimination.

Scène similaire après le manqué des gymnastes françaises qui n’ont pas réussi à se qualifier, provoquant les sanglots de la tête d’équipe Mélanie De Jesus Dos Santos. « Je suis passée complètement à côté, (...) je n’ai pas été forte pour mon équipe », a déploré au micro de France TV la jeune gymnaste après trois ans d’entraînements pour ces Jeux.

Cette grande détresse révèle aussi l’ampleur du travail fourni par ces sportifs, qui n’ont qu’un seul objectif en tête : être les meilleurs. Des ambitions qui viennent parfois aux dépens de la santé mentale des sportifs, trop souvent minimisée comme l’a montré la remarque déplacée d’un journaliste de RMC, qui s’était exclamé « pour une fois il est pas en dépression ! » lors du sacre du sprinteur américain Noah Lyles.

Marchand, Biles, Lyles : champions de la santé mentale

Noah Lyles avait pourtant déjà pris la parole sur le bien-être psychologique pour souligner que la force mentale est aussi importante que le reste. Et le médaillé d’or au 100 mètres hommes ce lundi 5 août a déjà eu à combattre la dépression. Dans un tweet partagé juste après sa victoire, Noah Lyles y a f...
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