La situation procédurale de Puigdemont constitue, sur le plan juridique, la dernière faille majeure du processus. C'est pourquoi retarder sa résolution intéresse avant tout ceux qui font un usage politique du conflit catalan ou qui y trouvent leur raison d'être. Parmi eux, on peut compter l'accusé lui-même, qui ne manque pas l'occasion de tirer profit de son profil de victime ; également aux représentants de l'extrême droite nationale, principal créancier du nationalisme espagnol. Mais en réalité, si quelqu’un s’est efforcé de maintenir ouverte la plaie démocratique laissée par le processus, en prolongeant artificiellement le débat juridique orchestré autour de Puigdemont, c’est bien les tribunaux eux-mêmes. Dans leur volonté de conserver un rôle de premier plan, certaines instances judiciaires n'ont pas hésité à détourner le droit et à déformer les processus dont elles ont connaissance jusqu'à devenir d'authentiques affaires générales au caractère inquisitorial marqué. Ils ne semblent pas se rendre compte que ...
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