Malgré les risques, pourquoi se protège-t-on si peu pour pratiquer le sexe oral?

Laure Dasinieres - Slate FR - 02/08
Si vous n'utilisez pas de digue dentaire ou de préservatif durant une fellation, un cunnilingus ou un anulingus, vous êtes dans la norme. Mais c'est dangereux.

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«Quand je fais de la prévention sur le thème de la santé sexuelle, je fais parfois un jeu où les personnes doivent déterminer le goût de la capote qu'elles ont dans la bouche. Et jamais personne ne tilte quand je demande à quoi cela sert que les capotes aient un goût», m'a confié un contact alors que je préparais cette chronique.

De fait, qui parmi vous utilise un préservatif ou une digue dentaire (barrière de latex) durant une fellation, un cunnilingus ou un anulingus? Personne? Vous êtes dans la norme. Afin de mesurer le phénomène, j'ai lancé un questionnaire en ligne. Sur les près de 200 hommes, femmes et personnes non binaires entre 18 et 65 ans qui y ont participé, 92% ont répondu «jamais» à la question: «Lorsque vous pratiquez le sexe oral (fellation, cunnilingus, anulingus), utilisez-vous un préservatif ou une digue dentaire?» Les 8% restants ont répondu «parfois».

Le risque n'est pas nul

Si le risque de transmission du VIH est relativement faible lors de ces pratiques (sauf pour la personne qui donne une fellation, où le risque est modéré notamment en cas de lésio...
[Courte citation de 8% de l'article original]

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