Lire le livre Culture, pouvoir et médias

Alghad - 27/07
« Les dialogues sur le rôle de l’intellectuel doivent passer du domaine des plaisanteries au domaine de la franchise. » Dans son livre « Lectures sur la culture, l’autorité et les médias », il plonge dans notre héritage arabe depuis les temps les plus reculés jusqu’à nos jours. À travers celui-ci, le Dr Khaled Al-Karaki tente d'examiner ce patrimoine avec une vision critique et une perspicacité approfondie. Il nous parle de la relation du penseur et du scientifique avec l’autorité de son temps. Il « peut la rencontrer dans sa cour, ou il peut la rencontrer dans ses prisons ». (Ibid., p. 16) Il pourrait la rencontrer s'il abandonne sa responsabilité morale et sociale et commence à justifier son injustice et sa corruption. L'injustice et l'oppression sont dépeintes avec justice et humanité ! Mais s’il ose dénoncer sa tyrannie et sa tyrannie, il le « rencontrera très probablement dans ses prisons ». Ce chercheur puise dans le patrimoine des échantillons qui condamnent la corruption de ses époques. brûler de l'encens dans ses mains sera marginalisé ou lésé dans ses moyens de subsistance. Cependant, s'il s'oppose à l'autorité, la mort inévitable l'attend. L'épée l'attend ! Il y a bien sûr des exceptions lorsque la gouvernance est correcte et que l’intellectuel joue alors un rôle de conseiller et de soutien. À mon tour, je me demande : notre époque actuelle est-elle différente de ces époques dominées par l’oppression de son peuple par l’autorité ? La relation aujourd’hui entre les intellectuels et les autorités du monde arabe est-elle une relation louable ou est-ce « une relation régie par la suspicion et la méfiance » ? Au « doute » et au « manque de culture » s’ajoute la « peur » de l’oppression du dirigeant ou du sultan. Combien de paroles de vérité sont restées emprisonnées et les bouches n’osent pas les prononcer par peur de l’oppression. « Cette relation entre l’intellectuel et le dirigeant peut prendre la forme d’une « synergie », ou elle peut se transformer en « antagonisme ». Elle peut prendre la forme d’une autorité contenant l’intellectuel sous des slogans trompeurs, notamment « l’intérêt supérieur ». » et « contribuer au changement et à l’innovation ». L’intellectuel peut accepter ce rôle sans vision claire. Malheureusement, certains intellectuels peuvent accepter ce rôle en sachant qu’il va à l’encontre des masses. Ils le font par cupidité pour le prestige, l’argent et la position ! J’exclus les intellectuels prêts à se sacrifier pour les valeurs humaines qu’ils prônent, c’est-à-dire prêts à porter leur vie sur leurs épaules pour que ces valeurs prévalent. Malheureusement, ils sont peu nombreux ! Invoquant le livre du Dr. Khaled Al-Karaki voit qu’il perdra de l’ancien héritage arabe les paroles qui indiquent un pouvoir absolu qui ne donne pas de poids aux valeurs humaines, comme la parole attribuée au calife omeyyade Abd al-Malik ibn Marwan lorsqu’il a assumé le califat : « Par Dieu, personne ne m’ordonne de craindre Dieu après cette position, sauf que je lui frapperai le cou. "Par Dieu, je n'ordonne à personne de quitter les portes de la mosquée, et il sort par la porte suivante, sauf que je lui frapperai le cou." Combien de « tribulations » ont frappé les juristes et les érudits qui n’ont pas gardé le silence sur « l’immoralité » de leur époque et ont été conduits à la potence ! Qu’est-il arrivé à Al-Hallaj, Ibn Hanbal et Ghaylan Al-Dimashqi Ibn Rushd lorsqu’ils ont protesté contre l’oppresseur de leur époque ? Ces tribulations – malheureusement – ​​se répètent encore à notre époque actuelle. Les sous-sols des prisons arabes en témoignent. Il est regrettable que la « créativité » soit combattue si elle touche aux superstitions et à l’aplatissement des consciences qui les sous-tendent par des juristes qui insèrent la religion dans les œuvres créatrices pour qu’elles soient confisquées ! Dr.. Khaled Al-Karaki, en intellectuel engagé, regrette ce déclin auquel est parvenue notre culture arabe, déclin provoqué par l’absence de démocratie que redoute tel ou tel régime. Avec son sens national, arabe et humain, il appelle à adhérer à un concept de « l'autorité de la culture, et non la culture de l'autorité », « à condition que la culture soit en dehors de toute idée totalitaire ou obscurantiste, que son peuple se distingue, et que les oisifs, les hésitants, les inactifs et les ingrats soient retirés de leurs rangs. Avant de conclure mes propos, je dois louer l’élégance du langage que possède ce penseur et scientifique. L'élégance de son langage attire le lecteur. Cette déclaration le fascine et le divertit vraiment.
« Les dialogues sur le rôle de l’intellectuel doivent passer du domaine des plaisanteries au domaine de la franchise. » Dans son livre « Lectures sur la culture, l'autorité et les médias », il plonge dans notre héritage arabe depuis les temps les plus reculés jusqu'à nos jours, ajoutant une annonce dans laquelle le Dr Khaled Al-Karaki tente d'examiner cet héritage avec une vision critique et. perspicacité. Il nous parle de la relation du penseur et du scientifique avec l’autorité de son temps. Il « peut la rencontrer dans sa cour, ou il peut la rencon...
[Courte citation de 8% de l'article original]
Loading...