DIPLOMATIE - Ce sont des propos rapportés et pas démentis par la présidence française qui suscitent la colère d’Alger depuis maintenant une semaine. Le Monde du 2 octobre raconte une rencontre entre le président Macron et des jeunes issus de toutes les mémoires de la guerre d’Algérie, petits-enfants de combattants du FLN, des harkis, d’immigrés algériens, de militaires ou de pieds-noirs afin de travailler sur “la réconciliation entre les peuples français et algérien” comme le préconisait le rapport Stora.
Au cours de cette rencontre, Emmanuel Macron a tenu des propos qui ont choqué en Algérie. Le président critique ouvertement un “système politico-militaire” algérien “fatigué” et parle d’un pays qui se serait “construit sur la rente mémorielle” et “la haine de la France”. Enfin, il interroge: “Est-ce qu’il y avait une nation algérienne avant la colonisation française?”, avant de se dire “fasciné de voir la capacité qu’a la Turquie à faire totale...
[Courte citation de 8% de l'article original]