Dans ce nouveau chapitre du Cabinet de curiosités, nous nous attelons à un mystère vieux de 400 ans autour de l'un des objets les plus intrigants du monde scientifique. Enfilez vos gants et vos lunettes de sécurité, préparez-vous un bon thé, et allons-y !
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Découvrez Chasseurs de Science ! Un samedi sur deux, plongez dans une immersion aux côtés des aventuriers et des chercheuses, des patients et des héroïnes qui ont écrit la petite et la grande Histoire des sciences.
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« L'honneur est comme cette bulle de verre
Qui donne tant de trouble aux philosophes,
Dont le tout s'évapore quand sa plus petite partie est brisée,
Et qui brise les esprits cherchant à savoir pourquoi »
(Samuel Butler, Hudibras, Partie II, Canto II, vers 385-89)
Élégant, exubérant, contre-intuitif, l'artefact qui attire notre attention aujourd'hui mériterait probablement de figurer au panthéon des objets de curiosités scientifiques. Avare de ses secrets, son fonctionnement est demeuré mystérieux pendant plus de 400 ans. Mais, contrairement à certains objets qui se contentent de rester là en attendant que quelqu'un parvienne à en révéler la magie, la larme du verrier, elle, ne manque jamais d'offrir aux curieux leur dose de spectacle et d'exaltation au détour d'une performance explosive.
Les historiens présument que la larme du verrier serait connue depuis le début de l'ère commune, alors que l'Empire romain asseyait encore sa suprématie sur l'Europe, le nord de l'Afrique et le Proche-Orient. Cependant, c'est au XVIIe siècle - plus précisément en 1625 - que son existence est attestée pour la première fois, dans les verreries de Mecklenburg, en Allemagne. En France, on la surnomme aussi larm...
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