Max, un professeur d'écriture créative d'une trentaine d'années, est décédé et hante désormais l'appartement du deuxième étage de Tulse Hill à Londres où il vivait autrefois avec sa petite amie australienne, Hannah. C’est gênant, car Max ne croit pas aux fantômes, et pourtant le voilà, regardant Hannah pleurer, « flottant comme une méduse, mes vrilles… balayant les peluches et les cheveux du sol. Parfois, quand je sors, j’occupe toute une pièce, comme un ballon inséré entre les côtes et gonflé pour laisser un espace pour respirer. Notez ce drôle et mystérieux « sortir » et la quasi-violence de la comparaison qui suit (« fendu entre les côtes ») : il ne s’agira pas d’une histoire d’amour excentrique et triste, faite de souvenirs poignants et d’idées durement gagnées. Nous sommes entre les mains précises et impitoyables d’Evie Wyld, et elle sait exactement où elle veut nous emmener.
Le récit saute largement entre les sections de Max comme un fantôme piégé dans l’appartement, intitulé « Après » ; Les chapitres d'Hannah, q...
[Courte citation de 8% de l'article original]