La Conmebol aurait dû le voir venir.
Tout au long de la Copa América de cet été, les signes d’un désastre logistique imminent étaient clairs. Dans toutes les villes des États-Unis, les embouteillages dans les transports ont frustré les supporters, les failles de sécurité ont rendu leur sécurité moins sûre, le temps chaud a mis tout le monde en danger et les matchs eux-mêmes ont été soit peu fréquentés, soit, comme dimanche, le contraire dangereux.
En effet, les conditions effrayantes de la finale à Miami ont permis de réaliser l’incroyable exploit de regrouper tous les problèmes individuels observés tout au long du tournoi en un seul exemple hautement représentatif. C’était tout ce qui s’était passé partout, d’un seul coup.
Il est tentant de dire que le chaos a donné lieu à une mauvaise publicité pour le football auprès du grand public américain (ou même auprès de tous ceux qui regardaient). Que cela soit vrai ou non, il est clair que la publicité était exacte. C’est ainsi qu’est le football aujourd’hui, et un organisateur peut soit s’y préparer, soit laisser les supporters souffrir.
C’est désormais la troisième fois en quatre ans que des « problèmes de foule » au sens large éclipsent les finales de tournois majeurs, notamment la finale de l’Euro 2020 à Londres (Covid-19 retardé à 2021) et la finale de la Ligue des champions 2022 à Paris. Si l’on élargit légèrement l’objectif pour inclure toutes les occasions marquantes du football, on pourrait également compter les problèmes de Rio de Janeiro pour l’Argentine et les éliminatoires du Brésil pour la Coupe du monde en 2023, pour en faire quatre cas de ce type en quatre ans.
Chacun de ces jeux s'est déroul...
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