Dr Engy Ali : «Il n’y a plus de respect pour le droit international humanitaire»

Morgan Kervestin - LeQuotidien - 15/07
Coordinatrice médicale, coordinatrice de terrain, épidémiologiste, chargée de recherche opérationn...

Après treize années à Médecins sans frontières au Luxembourg, la Dr Engy Ali en est devenue la présidente le 18 juin dernier. Forte de son expérience, la médecin constate une détérioration des conditions sur le terrain.

Coordinatrice médicale, coordinatrice de terrain, épidémiologiste, chargée de recherche opérationnelle, membre du conseil d’administration : la Dr Engy Ali a occupé de nombreuses casquettes dans la section luxembourgeoise de Médecins sans frontières (MSF). Depuis le 18 juin, elle porte officiellement celle de présidente. Un mandat d’ores et déjà marqué par la hausse récente des conflits internationaux et une situation de plus en plus compliquée pour les médecins déployés dans les zones de guerre. Sous sa présidence, les objectifs resteront d’encourager la participation aux collectes de fonds, de sensibiliser et de réaliser des études de recherche opérationnelle, la spécialité de la section du Grand-Duché.

Vous avez intégré MSF afin, notamment, de faire de la recherche opérationnelle. De quoi s’agit-il?

Dr Engy Ali : C’est l’art et la science de poser des questions sur ce qui marche bien ou pas. Par exemple, avec un modèle de soins : est-ce que le modèle fonctionne? Est-ce qu’il apporte des bénéfices pour la population? Quel est l’accès des soins dans ce village? Ce sont toutes les questions que l’on se pose en tant que professionnels de la santé, mais nous n’avons pas le temps d’aller dans les détails pour trouver et analyser les données. C’est notre spécialité au Luxembourg ave...
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