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Les conseils culture du Point
Marine de Tilly - LePoint -
13/07
Et aussi : la réédition des deux romans phares de James Baldwin par Le Livre de Poche à l’occasion du centenaire de la naissance de l’écrivain américain ; Picasso, cet homme à chiens…
Après seize ans de recherche, le Napoléon d'Abel Gance revient dans sa version de sept heures. Une œuvre monumentale qui réinvente le cinéma. Enterrés, Jacques Audiard, Yorgos Lanthimos ou même Sean Baker, lauréat de la palme d'or. Cette année, le héros de Cannes était un cinéaste d'avant-garde mort il y a quarante-trois ans, Abel Gance, et son Napoléon, bien que datant de 1927, était le film le plus novateur de la sélection. Présentée en ouverture de Cannes Classics, cette œuvre monumentale a fait l'objet d'une « reconstruction » par la Cinémathèque française et le réalisateur Georges Mourier. Ainsi, des recherches ont été effectuées dans le monde entier pour retrouver le moindre photogramme afin d'aboutir à une version de sept heures, invisible depuis près d'un siècle ! Et c'est un éblouissement. Cet été, le film sort en salle en deux parties. Dans la première de 3 h 40 (sortie ce 10 juillet), Gance multiplie les morceaux d'anthologie, dont le siège de Toulon ou une poursuite à cheval hallucinée qui enterre un siècle de westerns. De fait, chaque travelling, chaque cadrage de cette œuvre épique qui réinvente le cinéma sont touchés par la grâce. Avec son chef-d'œuvre, Abel Gance voulait « faire du spectateur un acteur, le mêler à l'action,... [Courte citation de 8% de l'article original]
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