Les caméras sont partout. Nos autoroutes, nos parkings, nos rues tranquilles de banlieue – la reconnaissance automatique des plaques d’immatriculation, ou ANPR, observe les conducteurs britanniques à travers un vaste réseau d’yeux fixes, gardant un œil sur où et quand nous avons voyagé.
À l’insu de la plupart d’entre nous, il s’agit d’une pierre angulaire de notre infrastructure civique. Les systèmes ANPR permettent à la police de retrouver et de surveiller les criminels, aux autorités chargées de la circulation d'assurer la sécurité de nos routes et, de plus en plus, aux conseils et autres opérateurs de faire respecter les quartiers à faible trafic (LTN), les zones à faibles émissions et les frais de stationnement. Qu'il s'agisse de trafic de drogue dans les comtés ou de dépassement de votre accueil à Waitrose, la technologie ANPR est sur le point de vous attaquer.
Il y a de fortes chances que votre plaque d'immatriculation soit enregistrée sur l'ANPR chaque fois que vous quittez votre trajet, une autre petite entrée dans une vaste base de données – l'une des plus grandes de ce type au monde. Mais, malgré l’ingénierie derrière ce système national de caméras et le fait qu’on compte sur lui pour combattre à la fois les terroristes et les traînards aux boîtes jaunes, le puissant réseau ANPR britannique a un défaut d’une simplicité charmante : la plaque d’immatriculation elle-même.
« Il n’est pas difficile de vaincre le système », explique Tony Porter, officier de police à la retraite et ancien commissaire à la surveillance pour l’Angleterre et le Pays de Galles. « Vous obtenez des plaques d'immatriculation légitimes rendues illisibles avec de la boue, ou délibérément masquées ou modifiées. Vous obtenez des plaques périmées provenant de voitures mises au rebut et appliquées à d’autres véhicules, ou des plaques volées dans une voiture garée pour être installées sur une autre.
Introduit en 1903, le système de plaques d’immatriculation ...
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