Le dérèglement de plus en plus manifeste du climat, la pollution des océans, le recul de la biodiversité sont là pour nous rappeler chaque jour que nos activités ont un impact négatif grave sur l'environnement. Pratiquement plus personne ne le conteste. La seule vraie question, aujourd'hui, c'est de savoir ce que l'on fait pour arrêter le massacre. Un raisonnement simple et en apparence imparable consiste à dire: la croissance, c'est de l'énergie; l'énergie, c'est du C02 en plus ou moins grande quantité selon la source; donc, pour ralentir les émissions et arriver à ne plus produire plus de CO2 que la planète ne peut en absorber, il faut ralentir la croissance, voire l'arrêter. Et on arrive à l'idée de décroissance que beaucoup d'écologistes ont adoptée.
Mais, concrètement, qu'est-ce que cela signifierait, de mettre en pratique cette idée? Apparemment, il ne semble pas y avoir un réel consensus sur le sujet. Pour la partie la plus radicale des partisans de la décroissance, il s'agit tout simplement de produire moins qu'on ne produit aujourd'hui. Il s'agit de prôner la sobriété et, dans une société sobre, on n'aurait plus besoin de tout ce que l'on met actuellement sur le marché, dont l'utilité réelle est souvent contestable.
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D'autres partisans de la décroissance, craignant qu'un changement aussi brutal ne soit difficilement gérable, proposent une approche plus nuancée: les activités dites «vertes», celles qui sont faiblement émettrices de C02 ou d'autres gaz à effet de serre, pourraient continuer à croître, elles pourraient même être encouragées. Seules devraient décroître les activités dites «brunes», celles qui sont fortement émettrices de gaz à effet de serre. Cette approche, apparemment plus nuancée, a...
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