Le champagne était servi avec les « petits fours » et les troupes de Marine Le Pen étaient de bonne humeur au QG de campagne du Rassemblement national à Paris après un premier tour d'élections anticipées dont elles sont sorties largement en tête.
Les sondages la semaine dernière suggéraient qu’ils répéteraient leur performance lors du second tour de dimanche, remportant peut-être une majorité absolue de 289 sièges sur 577 et couronnant Jordan Bardella, 28 ans, Premier ministre.
Un tel résultat laisserait le président français Emmanuel Macron comme un canard boiteux pour les trois années restantes de son mandat et le verrait mis au défi dans ses seuls rôles restants : la politique étrangère et de défense.
« Soit nous obtiendrons la majorité absolue, soit nous perdrons quelques sièges », prédit avec assurance une jeune recrue, étudiante en droit qui a rejoint le parti pour freiner « l’immigration galopante » et la hausse du coût de la vie.
Mais à 20 heures, heure locale, le champagne s'est éteint et des huées ont éclaté dans la salle tandis que les premiers résultats choquants étaient diffusés sur des écrans bleus.