Vendredi, les électeurs iraniens ont voté au deuxième tour de l'élection présidentielle au cours de laquelle le candidat réformateur Masoud Pezeshkian, qui appelle à l'ouverture à l'Occident, et l'ancien négociateur nucléaire conservateur et pur et dur, Saeed Jalili, connu pour ses positions intransigeantes envers l’Occident, s’affronteront.
Ces élections, qui ont eu lieu pour la première fois le 28 juin, ont été organisées dans la précipitation pour choisir un successeur à Ibrahim Raïssi, tué dans un accident d'hélicoptère le 19 mai. Cette deuxième session est suivie de près à l'étranger, l'Iran étant au cœur de nombreuses crises géopolitiques, de la guerre à Gaza au dossier nucléaire, source de désaccords entre la République et l'Occident depuis plusieurs années. Ces élections se déroulent dans un contexte de mécontentement populaire massif, résultant notamment de la détérioration des conditions économiques due aux sanctions occidentales réimposées à l'Iran. Lors de la première session, qui a eu lieu il y a une semaine, le taux de participation électorale a atteint 39,92 pour cent sur 61 millions d'électeurs, soit son niveau le plus bas depuis l'instauration de la République il y a 45 ans, notant que ...
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