Alors qu'il garait sa tondeuse à gazon devant son domicile à Amiens, dans le nord de la France, Paul Tannin s'est gratté la tête.
« Je ne peux pas voter pour l’extrême gauche, je ne peux pas voter pour l’extrême droite. Je ne peux pas voter pour les extrêmes. Pour la première fois de ma vie, je n’ai pas du tout envie de voter.
À quatre jours des élections législatives et du Rassemblement national (RN) populiste de Marine Le Pen prévu en tête, le cadre de Vinci, 61 ans, a résumé un dilemme moral qui se joue à travers la France.
"C'est compliqué. J’ai toujours voté entre les deux », a-t-il déclaré dans une banlieue résidentielle du nord de la ville, dans la Somme.
« Je vais me présenter à l’isoloir et si je pouvais choisir, je voterais « Ni ni l’un ni l’autre ». Ce n’est pas possible, j’ai donc jusqu’à dimanche pour me décider.