Dépêche : Les électeurs de Macron se boucheront-ils le nez et voteront-ils pour la gauche dure ?

TheTelegraph - 04/07
Les électeurs d’Amiens sont dans un dilemme à l’approche des élections de dimanche, qui devraient voir la victoire du Rassemblement National de Marine Le Pen

Alors qu'il garait sa tondeuse à gazon devant son domicile à Amiens, dans le nord de la France, Paul Tannin s'est gratté la tête.

« Je ne peux pas voter pour l’extrême gauche, je ne peux pas voter pour l’extrême droite. Je ne peux pas voter pour les extrêmes. Pour la première fois de ma vie, je n’ai pas du tout envie de voter.

À quatre jours des élections législatives et du Rassemblement national (RN) populiste de Marine Le Pen prévu en tête, le cadre de Vinci, 61 ans, a résumé un dilemme moral qui se joue à travers la France.

"C'est compliqué. J’ai toujours voté entre les deux », a-t-il déclaré dans une banlieue résidentielle du nord de la ville, dans la Somme.

« Je vais me présenter à l’isoloir et si je pouvais choisir, je voterais « Ni ni l’un ni l’autre ». Ce n’est pas possible, j’ai donc jusqu’à dimanche pour me décider.

Avec son imposante cathédrale et ses jolies rues pavées, Amiens est l'équivalent français de la Middle England. Elle a longtemps été une circonscription phare, reflétant à la fois la France provinciale bourgeoise qui dîne de la ficelle picarde, la spécialité locale, mais aussi les quartiers délabrés, « périurbains » et ruraux dont l’industrie n’est plus que l’ombre d’elle-même.

Surnommée la Petite Venise du Nord en raison de son réseau de canaux, elle est désormais connue pour être la ville natale d'Emmanuel Macron, devenu il y a sept ans le plus jeune chef d'État français depuis Napoléon Bonaparte.

En effet, sa périphérie industrielle a été le théâtre d’un face-à-face crucial entre M. Macron et Mme Le Pen lors de l...
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