CANBERRA, 4 juillet (Reuters) - Quatre manifestants pro-palestiniens ont été arrêtés jeudi pour avoir escaladé le toit du Parlement australien, une atteinte à la sécurité condamnée par les législateurs, le même jour où un sénateur du parti au pouvoir a démissionné en raison de la position du gouvernement sur la Palestine.
Les manifestants sont restés debout sur le toit du bâtiment de Canberra pendant environ une heure, déployant des banderoles noires, dont une sur laquelle on pouvait lire "du fleuve à la mer, la Palestine sera libre", un refrain courant des manifestants pro-palestiniens.
L'un des manifestants a prononcé un discours utilisant un mégaphone, accusant le gouvernement israélien de crimes de guerre, une accusation qu'il rejette.
"Nous n'oublierons pas, nous ne pardonnerons pas et nous continuerons à résister", a déclaré le manifestant.
La police et les services de sécurité ont conseillé aux gens de ne pas passer directement sous les manifestants à l'entrée principale du bâtiment, tandis que d'autres ont été vus sur le toit qui tentaient d'évacuer les manifestants.
Les manifestants ont emballé leurs banderoles avant d'être emmenés par la police vers 11h30 heure locale (01h30 GMT).
Les quatre hommes ont été arrêtés et accusés d'intrusion et ont été bannis de l'enceinte du Parlement pendant deux ans, a déclaré un porte-parole de la police du Territoire de la capitale australienne.
Le Premier ministre Anthony Albanese a condamné les manifestations.
"Les responsables devraient ressentir toute la force de la loi. Les manifestations pacifiques ont une place importante dans notre société, mais ce n'était pas une manifestation pacifique", a-t-il décl...
[Courte citation de 8% de l'article original]