Combien de sièges chaque parti remportera-t-il ? Nos écrivains font leurs prédictions

Sam Ashworth-Hayes. - TheTelegraph - 03/07
Jeudi, la Grande-Bretagne se rendra aux urnes. Les conservateurs subiront-ils l’événement d’extinction que beaucoup ont prédit ?

Je m’attends à ce que les conservateurs remportent un peu plus de 200 sièges, soit à peu près le nombre que détenaient les travaillistes au Parlement actuel. Cela devrait en faire une opposition officielle plausible. Il s’agit d’une estimation plus élevée que ce qu’on aurait pu prédire il y a seulement quelques jours, car le soutien à la réforme a diminué de manière assez constante depuis son apogée.

Ce premier pic de popularité a coïncidé avec la prise par Nigel Farage de la direction du parti dans un accès caractéristique de droit personnel. Toute l’attention publique qui a suivi a donné l’illusion que la Réforme était une force imparable : une impression que ses armées de trolls sont toujours déterminées à renforcer. Mais il y a eu une grave erreur de jugement sur l’OTAN et le soutien à l’Ukraine, et une référence historique ambiguë qui impliquait une admiration pour Poutine, suggérant que M. Farage suivait de trop près le scénario de Trump. Grosse erreur. Les Britanniques ne sont pas isolationnistes et ne favorisent pas les dirigeants qui reculent devant les tyrans bellicistes.

Puis vinrent quelques révélations désagréables sur les penchants fanatiques de certains de ses partisans, dont M. Farage a insisté (sans preuve définitive) sur le fait qu'il s'agissait d'un canular. À tout le moins, ce bagage à main chaotique suggérait une bravade d'amateur. Un bon nombre d’électeurs conservateurs que je connais ont décidé que, aussi furieux et dégoûtés qu’ils soient à l’égard de leur parti, bouder qui implique de voter pour le Parti réformiste n’en vaut pas la peine. L’enjeu est trop grave. Gonfler ce qui pourrait être une mainmise travailliste dangereuse et prolongée sur le pouvoir n’est pas un prix qui vaut la peine d’être payé simplement pour faire savoir à Rishi Sunak à quel point vous êtes en colère. En tout cas, l’épisode réformiste aura servi à quelque chose. Le nouveau parti conservateur réuni à Westminster saura qu’il doit accepter la perte de conviction qui l’a conduit au bord du gouffre.

Sièges : travaillistes 425 ; Conservateurs 125 ; Lib Dém 60 ; SNP18 ; Réforme 1

Ayant couvert, d’une manière ou d’une autre, toutes les campagnes électorales générales depuis celle de février 1974, je n’ai...
[Courte citation de 8% de l'article original]

Loading...