Haute joaillerie : les nouvelles pierres précieuses

LePoint - 02/07
Les collections de haute joaillerie ont été présentées à Paris fin juin. Elles mettaient volontiers en avant les spinelles, les grenats et les tourmalines. De nouvelles pierres d’investissement ?

Ne lui parlez pas de pierres semi-précieuses. Sabina Belli, présidente du joaillier milanais Pomellato interdit ce terme à ces équipes. A juste titre. Désignant traditionnellement les gemmes qui n'entrent pas dans la gamme des pierres précieuses - c'est à dire le diamant, les corindons (le rubis et le saphir) et un béryl (l'émeraude) - cette classification, somme toute arbitraire puisqu'elle ne repose sur aucun critère précis (dureté de la pierre ? groupe ? rareté ? provenance ?) semble avoir fait long feu. Certains parlent de pierres fines, d'autres ne disent rien tant le distinguo paraît obsolète. Sabina Belli évoque volontiers les « nouvelles pierres précieuses ». Celles-ci éclairent la nouvelle collection de haute joaillerie présentée à Paris par la maison milanaise : les spinelles fuschia ou anthracites, les tourmalines vert intense ou Paraíba, une indigolite dont les nuances oscillent entre le bleu et le vert électrique composent tour à tour une évocation des œuvres de Gio Ponti ou du musée Planetario de l'architecte Piero Portaluppi.

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