Ce fut un moment déterminant dans la tentative minutieuse de Marine Le Pen de « dé-diaboliser » son parti.
Alors que la chef du Rassemblement national s’apprêtait à prononcer un discours lors de la traditionnelle marche de son parti le 1er mai 2015, son ex-père est monté sur scène.
Elle avait déjà interdit à Jean-Marie Le Pen, le négationniste vieillissant de l'Holocauste, de s'exprimer après une nouvelle salve de commentaires antisémites, notamment en affirmant qu'il n'avait jamais considéré le leader collaborationniste français Philippe Pétain pendant la guerre comme un traître et en qualifiant le Premier ministre de l'époque, Manuel Valls, d'immigré. en raison de ses racines espagnoles.
Mais il l’a défiée et, vêtu de rouge en signe de défi, s’est tenu devant la foule, agitant les poings en l’air et s’exclamant : « J’ai été renié. »
Assez, c'était assez, et il a ensuite été complètement exclu du parti.
La purge familiale acharnée de Marine semble avoir porté ses fruits de façon spectaculaire puisque son parti a atteint « les portes du pouvoir » après avoir décroché un score historique lors du premier tour des élections législatives anticipées de dimanche.
Même si le RN risque de ne pas obtenir la majorité absolue lors du second tour de dimanche prochain, le fait que 10,6 millions de Français, soit 33 pour cent des électeurs, aient voté en sa faveur constitue une justification massive des tentatives de Mme Le Pen d'effacer sa position. statut de paria.
"En l'espace de quelques années, nous sommes passés du parti le plus détesté de France à celui le plus aimé", a-t-elle récemment déclaré au Telegraph.