Les mains noires, creusées par le sel et la terre bretonne, un doigt tailladé, recouvert à la hâte d’un bout de carton pour éviter de mettre du sang partout, Vincent Pichon, le Finistérien des Abers, donne sans compter pour ses légumes de pleine terre. « Sept jours sur sept, très tôt le matin jusqu’à tard le soir, je n’ai vraiment pas le temps pour autre chose. Je ne chôme pas… » Ses clients et ses clientes l’attendent patiemment lors du marché bihebdomadaire de l’île aux cinq phares, sis dans le haut du bourg de Lampaul, en lieu et place de l’ancienne école Saint...
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