- Les groupes de défense des droits affirment que les sympathisants d’extrême droite sont enhardis
- Le RN dit aucun lien avec les groupes néonazis, la violence est une ligne rouge
- Les ministres mettent en garde contre les menaces à l'ordre civil
PARIS, 28 juin (Reuters) - Lorsqu'un militant des Verts a reçu un coup de tête dans la rue, ses agresseurs lui ont dit que d'autres choses pourraient se produire lorsque Jordan Bardella, d'extrême droite, remporterait les élections législatives françaises. Une famille musulmane a reçu une note contenant des menaces similaires.
Quelques heures après que le Rassemblement national (RN) de Bardella ait obtenu un score important aux élections européennes de ce mois-ci, quatre hommes à Paris ont agressé un adolescent à qui ils ont lancé des insultes homophobes et transphobes.
Les quatre hommes, reconnus coupables et condamnés après l'agression, ont déclaré à la police qu'ils étaient membres du parti RN et du groupe violent d'extrême droite GUD, a indiqué le parquet de Paris.
Bien que le ministère de l'Intérieur affirme ne pas disposer de chiffres consolidés sur de tels incidents, il offre un aperçu de ce que les groupes de défense des droits considèrent comme un nombre croissant d'agressions motivées par la race, la religion, l'homophobie, la transphobie et l'allégeance politique au cours de la campagne pour les élections anticipées en France.
Le RN affirme n’avoir aucun lien avec des groupes violents d’extrême droite et néo-nazis. Il n'a pas répondu à une demande de commentaires sur la série d'incidents survenus depuis les élections européennes.
Les sondages d'opinion prévoient que le RN deviendra le pouvoir politique dominant après les deux tours de dimanche et du 7 juillet, gagnant le soutien des Français qui estiment que le parti de centre-droit du président Emmanuel Macron a ignoré leurs inquiétudes concernant la hausse du coût de la vie et la faiblesse des services publics. .
"Nous allons vous écraser, Bardella va gagner, et cela commence maintenant", a déclaré le militant des Verts Olivier Richard à propos des deux jeunes agresseurs. Ils lui ont donné un coup de tête au visage à Bordeaux alors qu'il brandissait des tracts pour le Nouveau Front populaire de gauche, qui devrait arriver deuxième lors du vote.
"Ils étaient sûrs qu'ils allaient gagner et qu'ils pouvaient faire ce qu'ils voulaient. Cette situation est terrifiante", a décl...
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