« La culture les embarrasse » : comment 14 ans de fiascos conservateurs ont étranglé les arts au Royaume-Uni

John Kampfner - TheGuardian - 26/06
Ils sont arrivés au pouvoir en promettant « un âge d’or pour les arts ». Maintenant, 12 secrétaires culturels désastreux plus tard, ils le laissent en lambeaux. Quelle superbe opportunité manquée de capitaliser sur un atout qui fait l'envie du monde entier.
« Le pire des nombreux moments douloureux »… alors secrétaire à la Culture Nadine Dorries en 2022, l’année de sa « lettre d’instruction ». Photographie : Justin Tallis/AFP/Getty Images
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« Le pire des nombreux moments douloureux »… alors secrétaire à la Culture Nadine Dorries en 2022, l’année de sa « lettre d’instruction ». Photographie : Justin Tallis/AFP/Getty Images

« La culture les embarrasse » : comment 14 ans de fiascos conservateurs ont étranglé les arts au Royaume-Uni

Ils sont arrivés au pouvoir en promettant « un âge d’or pour les arts ». Maintenant, 12 secrétaires culturels désastreux plus tard, ils le laissent en lambeaux. Quelle superbe opportunité manquée de capitaliser sur un atout qui fait l'envie du monde entier.

L’industrie de la pêche contribue à peine à 1 milliard de livres sterling à l’économie britannique. Cela représente 0,03% du PIB. Autrement dit : sa taille est à peu près équivalente aux effets visuels, une sous-catégorie d’une catégorie des industries créatives.

Les ministres conservateurs se sont rendus à plusieurs reprises dans les ports du pays pour vanter les vertus d’un commerce presque moribond. En revanche, un secteur qui connaît la croissance la plus rapide depuis deux décennies, avec une contribution de plus de 120 milliards de livres sterling et qui, dans d’autres pays, serait considéré comme un élément essentiel d’une bonne société, a été largement considéré comme une réflexion secondaire.

Les 14 années de règne conservateur constituent une superbe occasion manquée de saisir l’un des rares atouts de renommée internationale de la Grande-Bretagne : sa créativité.

Le gouvernement est intervenu pour sauver les organisations du désastre pendant la pandémie ; très tôt, il a étendu son système efficace de crédits d’impôt du cinéma et de la télévision à d’autres formes culturelles. Il a fait battre le tambour des régions, quoique de manière spasmodique. Cependant, à cela s’ajoutait une série d’échecs, commis à Whitehall.

Le ministère de la Culture, des Médias et des Sports est rarement considéré comme une destination de choix. Hormis Chris Smith au début des années Blair, rares sont ceux qui ont laissé leur marque. Sous les conservateurs, 12 secrétaires à la culture en 14 ans invitent au ridicule. Aucun ne s’en sort bien. Jeremy Hunt, le premier, a proposé des réductions encore plus importantes que ce que le chancelier George Osborne pouvait...
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