L'un des hommes les plus recherchés du monde, Julian Assange, fondateur de WikiLeaks, a conclu un accord de plaider coupable avec la justice américaine lui permettant de quitter le Royaume-Uni et la prison de haute sécurité proche de Londres où il était incarcéré depuis 2019. Il devrait retrouver la liberté, mercredi 26 juin, après avoir plaidé coupable devant un tribunal des îles Mariannes, territoire américain du Pacifique.
Cet ancien hacker s'est fait connaître en diffusant à partir de 2010 sur la plateforme WikiLeaks, plus de 700 000 documents concernant les activités militaires et diplomatiques de Washington, notamment en Irak et Afghanistan. Ce qui lui vaut d'être présenté comme un champion de la liberté d'informer et comme un lanceur d'alerte.
Ce terme a été inventé en France dans les années 1990 par les sociologues Francis Chateauraynaud et Didier Torny pour désigner une personne ou une entité qui cherche à faire reconnaître, souvent contre l'avis majoritaire, l'importance d'un danger ou d'un risque en lien avec l'intérêt général. Ces sociologues ont importé la notion américaine de "whistleblower" qui existe depuis le XIXe siècle dans le droit américain, tout en la modifiant. Cette dernière est liée à la dénonciation de fraudes commises par des entreprises en lien avec l'État, alors que les lanceurs d'alerte peuvent dénoncer des risques en tout genre.
Bien avant Julian Assange, d'autres citoyens ordinaires ont essayé d'alerter en leur temps sur différents sujets polémiques. D'autres continuent de le faire aujourd'hui. Retour sur ces lanceurs d'alerte qui ont marqué l'opinion et leur époque.
Banquier originaire de...
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