Julian Assange libéré après un accord de plaider coupable : les questions qui restent en suspens

Ouest France - 25/06
Après plus d’une décennie de saga judiciaire, Julian Assange a pu quitte la prison où il était incarcéré au Royaume-Uni ce mardi 25 juin. Il doit se présenter devant un tribunal fédéral américain dans le Pacifique où il doit plaider coupable aux termes d’un accord qui lui permet de retrouver sa liberté. Est-ce l’ultime épisode de cette saga judiciaire qui dure depuis plus d’une décennie ? On fait le point.

C’est un énième épisode qui pourrait mettre fin à une longue saga judiciaire opposant sécurité nationale et liberté de la presse. Le fondateur de WikiLeaks, Julian Assange, a été libéré de prison au Royaume-Uni, et fait route mardi 25 juin 2024 vers un tribunal fédéral américain dans le Pacifique où il doit plaider coupable aux termes d’un accord qui lui permettrait de retrouver sa liberté.

Que contient l’accord de plaider coupable ?

Julian Assange, informaticien australien de 52 ans, a conclu un accord de plaider coupable avec la justice américaine pour le seul chef de « complot pour obtenir et divulguer des informations relevant de la défense nationale », selon un document de la justice américaine qui cite par ailleurs la complicité de la militaire américaine Chelsea Manning, à l’origine de la fuite massive de documents classifiés sur les guerres en Irak et en Afghanistan.

Sa femme, Stella Assange, une avocate en première ligne dans le combat mené pour sa libération, s’est refusée à donner davantage de détails sur cet accord qui sera, dit-elle, « rendu public ».

Pour rappel, le fondateur de WikiLeaks a révélé à partir de 2010 des centaines de milliers de documents secrets parmi lesquels figure la vidéo d’une attaque aérienne par les forces américaines en 2007 à Bagdad, qui avait coûté la vie à onze personnes, dont deux journalistes.

Accusé de près d’une vingtaine de chefs d’accusation par les États-Unis, la plupart pour espionnage, Julian Assange risquait jusqu’à 175 ans de prison, selon ses avocats.

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L’Australien fait valoir, de son côté, qu’il a agi en tant que journaliste pour dénoncer des crimes de guerre et des pratiques dangereuses, et qu’à ce titre, il est protégé par la liberté de la presse, garantie par le premier amendement de la Constitution américaine.

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