Défaite de la peur : l'islam militant et les défis de la dissuasion - opinion

Jerusalem Post - 25/06
Aujourd’hui, la dissuasion échoue lamentablement au Moyen-Orient. Il est mal équipé pour atténuer les menaces posées par les militants islamistes qui comportent une puissante composante idéologique.

La dissuasion a été conceptualisée pendant la guerre froide comme une pratique stratégique visant à réguler les relations entre les nations. Elle repose sur l’idée que les régimes entreprennent une analyse délibérée des coûts et des bénéfices, donnant la priorité à leur survie en évitant les actions qui pourraient conduire à leur annihilation.

Cette stratégie a été cruciale pour la stabilité mondiale, comme en témoigne l’impasse nucléaire de la guerre froide où la destruction mutuelle assurée (MAD) a empêché un conflit direct entre les États-Unis et l’Union soviétique. L’équilibre entre l’Inde et le Pakistan, dotés de l’arme nucléaire, a également empêché des guerres à grande échelle malgré les tensions.

Mais l’histoire regorge également d’exemples d’États et d’autres groupes qui ont choisi la violence malgré des pertes immenses, parfois totales. On peut penser aux Juifs de Massada, par exemple, qui ont choisi le suicide collectif plutôt que de se soumettre aux Romains. Ou les Japonais qui, bien qu’ils soient fortement désavantagés sur le plan stratégique et militaire, ont choisi d’attaquer Pearl Harbor, et ont ensuite subi la colère des États-Unis dotés de l’arme nucléaire.

Aujourd’hui, la dissuasion échoue particulièrement lamentablement au Moyen-Orient. Tel qu’il est conceptualisé dans le contexte des relations interétatiques, il est ma...
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