L'affaire ERE est la plus grande cause de corruption jamais étudiée et condamnée dans l'histoire récente de l'Espagne, même si la Cour Constitutionnelle (TC) a décidé ce mercredi, par sept voix contre quatre, d'accueillir partiellement le recours de Magdalena Álvarez, ancienne conseillère andalouse et ministre sous Zapatero. L'ancien ministre du Trésor a été condamné à neuf ans d'interdiction pour prévarication dans cette affaire judiciaire. La décision du TC implique l'annulation de cette condamnation et le Tribunal de Séville rendra un nouveau jugement, qui devra être plus bénéfique pour l'ancien ministre, mais ne devrait pas nécessairement être un acquittement.
L'annulation de cette condamnation pour prévarication ne signifie pas que, automatiquement, les 1.821 pages de la sentence condamnatoire de l'ERE du Tribunal de Séville, ratifiée dans presque tous ses aspects par la Cour Suprême, resteront lettre morte. La décision de la Cour constitutionnelle se limite à certains aspects du délit de prévarication, qui le nuance, mais ne l'infirme pas non plus. Par ailleurs, dans l'affaire ERE, il existe un autre délit plus grave, celui de détournement de fonds, sur lequel le TC n'a pas encore statué.
En protégeant partiellement Magdalena Álvarez, la Cour Constitutionnelle encadre l'activité criminelle du complot d...
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