Un rebondissement dans la saga de la constitution de la cosmogonie du Système solaire est suggéré par les travaux d'une équipe de cosmochimistes analysant des minéraux parmi les plus anciens dans les météorites, les fameuses inclusions riches en aluminium et en calcium. Ces minéraux, parmi les premiers à se condenser dans le disque protoplanétaire en refroidissement, ne se seraient pas formés comme on le pensait ni où on le pensait.
La chimie et la physique du Système solaire et en particulier de sa formation sont fascinantes comme on peut s'en rendre compte en consultant l'un des traités d’astrophysique pour étudiants au niveau master en France à ce sujet. La cosmogonie du Système solaire est toujours un important sujet de recherche où des surprises se produisent encore, même si les grandes lignes du scénario de sa formation sont maintenant raisonnablement stables.
Ainsi, la théorie de la nébuleuse planétaire dite de Kant-Laplace est un paradigme dominant qui va rester puisque nous observons de nombreux exemples de jeunes étoiles entourées d'un disque protoplanétaire dans la Voie lactée. Selon ce paradigme sous sa forme moderne, il y a environ 4,56 milliards d'années, un nuage moléculaire de gaz et de poussière turbulent s'est effondré gravitationnellement en se fragmentant pour donner de plus petites condensations en rotation.
Le Système solaire est un laboratoire pour étudier la formation des planètes géantes et l'origine de la vie que l'on peut utiliser conjointement avec le reste de l'Univers, observable dans le même but. MOJO pour Modeling the Origin of JOvian planets, c'est-à-dire modélisation de l'origine des planètes joviennes, est un projet de recherche qui a donné lieu à une série de vidéos présentant la théorie de l'origine du Système solaire et en particulier des géantes gazeuses par deux spécialistes réputés, Alessandro Morbidelli et Sean Raymond. Pour obtenir une traduction en français...
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