Suivre la campagne électorale britannique est apaisant pour un observateur politique français. Voir la Grande-Bretagne reprendre ses esprits après des années de désastre est une joie sans pareille ; comme voir un ami cher prendre un virage après une très mauvaise passe. Pendant ce temps, la France, dans un accès de colère soudain, décide de renverser la table. Le président a dissous le Parlement, mais c’est comme s’il avait dissous le pays tout entier. Et, en échange, les électeurs français jouent avec l’idée suicidaire de lui donner une majorité d’extrême droite ou d’extrême gauche à l’Assemblée nationale.
De nombreux électeurs ont déjà prévenu que s’ils étaient confrontés à un choix aussi difficile au second tour, ils refuseraient tout simplement de choisir ...
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