Pour le Nouveau Front populaire, la double contrainte de l'exercice du chiffrage économique

France24 - 20/06
Depuis la publication de son programme, le Nouveau Front populaire est sommé d'expliquer combien ses importantes dépenses vont coûter à l'État et de détailler comment il compte les financer. Un exercice…
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Les tirs de barrage ont fusé. "Des cadeaux non-financés", un "risque majeur" de "décrochage durable" de l'économie française, "un délire total", des propositions "dangereuses"... Qu'ils proviennent du président Emmanuel Macron, du Premier ministre Gabriel Attal, du ministre de l'Économie Bruno Le Maire, du Medef ou des éditorialistes des chaînes d'info en continu, une bonne partie du monde politico-médiatique fustige depuis plusieurs jours le programme économique du Nouveau Front populaire (NFP).

Une situation déjà vue en 2022 au moment de la publication du programme de la Nouvelle Union populaire écologique et sociale (Nupes), avec des qualificatifs identiques et des mises en garde répétées. En résumé, parce qu'il propose notamment d'augmenter le Smic à 1 600 euros net, de bloquer les prix des biens de première nécessité (alimentation, énergie, carburants), d'abroger la réforme des retraites ou encore d'investir massivement dans la bifurcation écologique et les services publics, le programme de l'alliance de gauche est jugé beaucoup trop coûteux par ses opposants et est, au choix, accusé d'être non financé ou de représenter un "matracage fiscal" à venir pour les Français, selon la formule prononcée par Gabriel Attal, jeudi 20 juin, lors de la présentation du programme de la coalition E...
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