L’UE devrait changer de vitesse face aux atrocités au Soudan

EuronewsEN - 20/06
La réponse de l’UE doit refléter la rapidité avec laquelle les catastrophes se produisent sur le terrain. Les habitants d’El Fasher et les autres civils du Soudan ne méritent rien de moins, écrit Laetitia Bader. #EuropeDécodée
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Vu le rythme de l’action de l’Union européenne au Soudan, personne n’imaginerait que la région du Darfour soit à nouveau en feu.

« La vie s'est tout simplement complètement arrêtée dans la ville à cause des violents combats et des bombardements. Les gens se cachent chez eux, effrayés. Ils ne peuvent même pas sortir pour aller chercher des produits de première nécessité.

Ce sont les mots d’un volontaire d’El Fasher, dans le nord du Darfour, au Soudan, qui tente désespérément d’aider les civils confrontés à des bombardements intenses, à la famine et à une coupure des communications qui entravent les reportages en temps réel.

Malgré les multiples avertissements du plus haut diplomate de l’UE, Josep Borrell, la réponse de l’UE a été largement inadéquate.

Il a mis en place un nouveau régime de sanctions en octobre 2023. Mais il ne l'a utilisé que pour sanctionner des entités liées aux parties belligérantes, l'armée soudanaise et les Forces de soutien rapide (RSF), et finalise toujours une première liste de sanctions individuelles contre ces dernières. impliqué dans des atrocités contre des civils.

Malgré le mépris flagrant des belligérants soudanais pour les lois de la guerre, certains États membres de l’UE préfèrent apparemment espérer pouvoir convaincre les parties belligérantes de mettre fin aux combats plutôt que d’agir pour exercer une pression internationale conséquente.

Brûlé jusqu'au sol

La situation à El Fasher fait suite à plus d'un an de conflit dévastateur au cours duquel les forces concurrentes ont tué des mi...
[Courte citation de 8% de l'article original]

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