En Hongrie, lors des dernières élections européennes, la victoire du Fidesz, allié au Parti populaire démocrate-chrétien (KDNP), n'est pas étonnante. Mais avec 44,8%, le parti politique du Premier ministre Viktor Orbán perd deux de ses treize sièges d'eurodéputés gagnés en 2019 et enregistre son pire score lors du scrutin continental depuis l'adhésion du pays à l'Union européenne (UE) en 2004.
Le Fidesz s'était pourtant appuyé sur un déluge de propagande comme il les affectionne. Des affiches présentaient le milliardaire d'origine hongroise George Soros, le nouvel opposant Péter Magyar, le maire écologiste de Budapest Gergely Karácsony et l'ancien Premier ministre Ferenc Gyurcsány (2004-2009) comme des fauteurs de guerre. D'autres louaient Viktor Orbán comme étant le visage de la paix.
#Hungary: These campaign posters by ruling party Fidesz are all over Budapest. Reads Stop war’ and features George Soros and new opposition challenger Peter Magyar - sums up the party’s local and European election strategy - neutral on Ukraine and personality-driven. pic.twitter.com/rB8WDVjetM
— Liam Nolan (@liamnolanRTE) May 22, 2024
«No Migration, no Gender, no War», martelait Viktor Orbán à chaque meeting. Le 1er juin à Budapest, lors d'une «marche de la paix», le Premier ministre hongrois revenait à la charge contre la guerre, Georges Soros et «Bruxelles». Traduction: votez pour le Fidesz aux européennes ou bien vos hommes iront mourir en Ukraine. La stratégie de l'angoisse n'a pas assez imprimé. La percée de l'ancien haut-fonctionnaire Péter Magyar et de son parti Tisza (Respect et Liberté), crédité de 29,6% des voix aux européennes (et sept sièges), trois mois après sa rébellion contre le Fidesz installé au pouvoir depuis 2010, montre qu'un désir d'alternative couve.
Fidesz billboard for European e...
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