Critique de Bad Habit par Alana S Portero – en quête d’acceptation

Kathryn Bromwich - TheGuardian - 16/06
Donnant vie aux luttes quotidiennes des personnes trans, ce best-seller approuvé par Almodóvar, qui se déroule dans le Madrid des années 1980, est touchant et évocateur.

Le premier roman d'Alana S Portero, La mala costumbre, ou Bad Habit, commence à une intensité de 11 et s'arrête à peine. La première fois que la protagoniste tombe amoureuse, à l’âge de cinq ans, c’est du cadavre ensanglanté de son voisin après que celui-ci ait plongé jusqu’à la mort dans une stupeur provoquée par la drogue. Il est pour elle un ange déchu : « J’aspirais simplement de toute mon âme à embrasser quelque chose d’aussi beau et d’aussi impuissant. »

Cette juxtaposition du sacré et du profane se retrouve tout au long du roman, depuis son titre jusqu'aux nombreux personnages secondaires, chacun se voyant attribuer un double mythique : l'homme violent qui habite de l'autre côté du couloir...
[Courte citation de 8% de l'article original]

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