Gavin Jantjes : Pour être libre ! Une rétrospective 1970-2023 – féroce et subtile

Laura Cumming - TheGuardian - 16/06
Du post-pop art à l’expressionnisme tardif, l’artiste sud-africain est l’un des artistes les plus marquants de son pays, et cette vaste enquête montre son extraordinaire palette.
« Délicat mais mordant » : Sans titre, 1989, de Gavin Jantjes ; deux œuvres d’art historiques flottent dans des limbes d’un bleu profond. Photographie : © Gavin Jantjes, sous licence DACS
Afficher l'image en plein écran
« Délicat mais mordant » : Sans titre, 1989, de Gavin Jantjes ; deux œuvres d’art historiques flottent dans des limbes d’un bleu profond. Photographie : © Gavin Jantjes, sous licence DACS
Revoir

Gavin Jantjes : Pour être libre ! Une rétrospective 1970-2023 – féroce et subtile

Whitechapel Gallery, LondresDu post-pop art à l'expressionnisme tardif, l'artiste sud-africain est l'un des artistes les plus marquants de son pays, et cette vaste enquête montre son extraordinaire éventail

Gavin Jantjes – prononcé Yanchez – n’est pas un nom sur toutes les lèvres, alors qu’il devrait l’être. Né au Cap en 1948, l’année où le régime de l’apartheid a dévasté l’Afrique du Sud, il est l’un des artistes les plus importants du pays. Mais l’exil de toute une vie, passant entre l’Allemagne, la Norvège et l’Angleterre, et alternant entre plusieurs rôles différents d’historien de l’art, d’écrivain, d’éducateur et de conservateur, a peut-être obscurci ses qualités singulières d’artiste. La vaste enquête de Whitechapel vise à changer cela.

Il s’ouvre sur une peinture à la fois féroce et subtile, dans laquelle deux œuvres d’art historiques flottent dans les limbes d’un glorieux espace bleu nuit. L’un est un masque africain, l’autre le personnage central des Demoiselles d’Avignon de Picasso, basé sur un tel masque. Ils sont reliés par une ligne blanche fantomatique, quelque part entre le cordon ombilical et la respiration, comme si l’un maintenai...
[Courte citation de 8% de l'article original]

Loading...