C'est ainsi que la Chine sépare les jeunes Tibétains de leurs familles pour les rééduquer

Infobae - 16/06
Visite d'une région où les enfants doivent fréquenter des internats de langue chinoise
Chloé Cushman - L'économiste

Un air de piété tranquille plane sur le monastère de Rongwo, dans la province occidentale du Qinghai. Les rues proches de cet ancien complexe attirent les pèlerins et les moines bouddhistes tibétains vêtus de robes rouge foncé. Les croyants locaux font le tour des murs jaunes du monastère, faisant tourner une rangée de moulins à prières en bois tout en marchant.

Pourtant, un lundi après-midi récent, des écoliers bavards se pressaient dans ce quartier sacré au cœur de Tongren, une petite ville de montagne connue des Tibétains sous le nom de Rebkong. Des jeunes portant des foulards rouges et des survêtements en uniforme achetaient des fruits et des collations sur les étals du marché, la plupart sans un parent en vue. Des lycéens et des étudiants de la moitié de leur âge portaient de petites valises ou étaient assis en groupes fatigués à côté de piles de sacs à dos scolaires, apportant l'agitation d'une gare dans les rues entourant le monastère.

La politique gouvernementale explique le nombre de centaines de mineurs non accompagnés qui remplissent le centre historique de Tongren. Ce lundi était un jour férié pour les étudiants dans toute la Chine, alors que le pays célébrait le Festival des bateaux-dragons avec un long week-end. Mais ces jeunes étaient majoritairement d’origine tibétaine. Par un après-midi nuageux, i...
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